Et si on parlait séries? #1

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une série en particulier. Mais avant ça, j’aimerai autant commencer par vous parler un petit peu de la relation que j’entretiens avec ce format de production. Je suis tout sauf ce que l’on pourrait qualifier de « sériephile ». A mon actif, environ 13 séries vues entièrement (comprendre par là qu’elles sont terminées), et 13 séries en cours. Si ses chiffres restent assez conséquents, je le conçois, ils sont cependant assez dérisoires face à ceux des plus passionnés (ça semble logique). Pourtant, je ne peux pas m’empêcher d’en regarder, et principalement pendant l’été, période un peu creuse pour le média.

Mon histoire avec les séries a commencé assez tôt, et elle s’est faite avec la désormais plus que culte FRIENDS. Je suis effectivement de la génération Friends, même si j’étais, bien évidemment, beaucoup trop jeune à l’époque de son lancement (j’avais deux ans, pour info). Ma première rencontre avec la série s’est faite à l’occasion de la sortie en DVD de la septième saison, que j’ai dévoré en quelques jours sur un coup de tête pendant mes vacancesLe coup de cœur fût tel qu’au Noel de la même année, je découvrais les deux premières saisons de la série après les avoir déballées au pied de mon sapin, tout en flairant les diffusions, et rediffusions, pour espérer voir les saisons qui me manquaient (et oui, internet n’était pas aussi fourni et développé qu’aujourd’hui). Je fais parti de ces heureuses personnes qui ont pu assister au final de la série à la télé, et qui ont même pleuré devant (je le nie pas, en même temps, j’étais jeune et sensible). Cette fin fut un vrai coup dur, puisque je me retrouvais orphelin de ma série préférée, et accessoirement, de la seule que je regardais. Il me faudra un an pour me remettre de cette séparation d’avec Ross, Rachel, Joey, Phoebe, Chandler et Monica, et d’ailleurs je pense même ne jamais m’en être vraiment remis (notamment parce que je ne peux pas m’empêcher de revoir la série dès que j’en ai l’occasion, et que cela fait forcément remonter pas mal de souvenirs à la surface).

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La fin de mon deuil, et la suite de ma relation avec les séries, sera marquée par l’arrivée triomphante de PRISON BREAK sur M6 en Août 2006. Alors pour être direct, je ne débattrai pas de la qualité de la série (qui a quand même été pas mal critiquée, et ce, assez rapidement), puisque contrairement à Friends, je ne l’ai jamais revue entièrement depuis sa diffusion, histoire de me refaire un avis tout frais et un peu plus objectif, mais j’en garde de façon globale un excellent souvenir, surtout en ce qui concerne la toute première saison (qui m’a valut un tas de discussions passionnées et de théories farfelues avec mes camarades dans la cour de récréation du collège.). Mais malgré toute la sympathie que j’ai pour elle, c’est également grâce à Prison Break que j’ai fait face pour la première fois à l’un des pires sentiments que l’on puisse éprouver devant une série: Une fin décevante. Alors que la série avait su se conclure de façon honorable dans l’épisode 22 de sa quatrième et ultime saison, il a fallut que ces abominables deux derniers épisodes, connus sous le nom de « La Dernière Evasion », voient le jour et gâchent à peu près tout. Si vous n’avez jamais vu la série, et que vous souhaitez vous y mettre, je vous en prie, arrêtez-vous à l’épisode 22, vous me remercierez.

Si la fin de Prison Break fut moins brutale et traumatisante que celle de Friends, c’est en parti grâce à l’autre série majeure qui a marqué mon adolescence. Débutée un an après la première saison de Prison Break sur TF1, cette série c’est HEROES. La série de Tim Kring, d’abord adulée avant d’être sévèrement critiquée, avait absolument tout pour plaire à mon côté geek de jeune garçon, et ça n’a pas loupé puisque j’ai suivi les quatre saisons avec passion, avant de faire face à l’autre point négatif des séries, sans doute le plus virulent: L’annulation. Qui y’a-t-il de plus frustrant, de plus énervant, de plus décevant, que de suivre avec assiduité tout le parcours d’une série pour qu’elle soit finalement annulée d’un coup de baguette magique, et n’ait jamais de fin? Rien, effectivement. Avec le recul, et après un revisionnage complet de la série il y a quelques mois, il est vrai qu’elle perdait, au fil des saisons, l’innovation et l’originalité qui avaient fait son succès à ses débuts, mais elle était, selon moi, loin de mériter une annulation aussi cruelle et brutale. Néanmoins, comme vous devez sans doute le savoir, la série a été ressuscitée cette année, et devrait revenir sous le titre de Heroes Reborn dès l’an prochain. Il est donc évident que j’attends ce retour avec impatience, même si je ne cache pas une certaine inquiétude et la crainte d’une déception. Réponse l’an prochain, et si j’ai des choses à dire, je reviendrai sans doute dessus ici.

heroes

C’est donc grâce à ses trois séries que j’ai pu me familiariser avec le média. Alors non, je n’ai pas l’intention de vous parler de toutes les séries que j’ai vu, individuellement, mais il me paraissait important de parler de celles-ci précisément (mais si vous tenez à avoir la liste complète de toutes les séries que j’ai vu et qui sont actuellement terminées ou annulées, la voici: Breaking Bad, Californication, Dexter, Gossip Girl, The L Word, Dr. House, How I Met Your Mother, Suburgatory, Les Sorciers de Waverly Place. J’ai retiré Community, puisque elle a, elle aussi, été ressuscitée, à ma plus grande joie).

Pour conclure ce premier article, avant de m’attaquer à LA série que j’ai en tête et qui m’a poussé à vous écrire tout ça aujourd’hui, il faut que je parle d’un autre cas de série, qui viendra sans doute illustrer mon propos dans mon billet suivant. Il s’agit de GREY’S ANATOMY, la série culte de ABC, qui est sur le point de voir sa onzième saison débuter prochainement. Onze saisons. C’est énorme quand on y pense. Je ne le nie pas, j’adore la série. Vraiment. Je suis chaque saison avec passion et émotion, et chaque année je prie pour qu’elle soit, encore et toujours, renouvelée. Grey’s Anatomy est ce que je qualifie de « série à rallonge ». C’est-à-dire que la série n’a pas été pensée avec un début et une fin prédéfinies (comme Breaking Bad ou House of Cards par exemple, dont les fins étaient/sont prévues), et qu’elle continuera tant que les gens continueront de la regarder. Le problème? C’est qu’elle a un succès phénoménal aux Etats-Unis, et qu’on est donc, pour l’instant, pas prêt d’en voir le bout. Pourtant, malgré ses défauts (des histoires d’amour prédominantes, des épisodes inutiles, et un don pour verser dans les bons sentiments), la série hospitalière la plus célèbre après Urgences parvient à rester intéressante, en partie grâce à son charme et sa galerie de personnages. Rares sont les séries qui parviennent à atteindre un tel nombre de saisons, et surtout, qui parviennent à faire en sorte que tout le casting original ne se barre pas. Mais l’exemple le plus célèbre de série à rallonge, et qui détient sans doute le record de saisons, c’est bien évidemment LES FEUX DE L’AMOUR, toujours en production (débutée en 1973, rendez-vous compte), et qui cumule presque 10 000 épisodes. Alors non, je ne regarde pas cette série, rassurez-vous. Mais cette longévité, et celle de Grey’s Anatomy, même si c’est dans une bien moindre mesure, et que les deux séries ne sont pas du tout comparables, s’explique par leur postulat de départ. A savoir, raconter la vie et les relations de plusieurs familles au sein d’une même ville pour la première, et raconter la vie du personnel d’un hôpital pour l’autre. Un point de départ qui laisse aux scénaristes des possibilités presque illimitées, et qui permet, en général, d’éviter les redondances.

Mais ce n’est pas le cas de toutes les séries, et c’est ce dont j’ai bien l’intention de vous parler dans un prochain article.

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