[CRITIQUE] « Hunger Games: L’Embrasement », réalisé par Francis Lawrence.

Joyeux Hunger Games à tous, et puisse le sort vous être favorable! Oui d’accord elle est un peu facile et attendue cette première phrase, mais après tout, on est entre gens passionnés ici pas vrai? On va pas traîner dans l’introduction, car à part vous dire que le film est signé Francis Lawrence (qui n’est PAS le père de Jennifer hein, s’il vous plait quoi), réalisateur connu pour « Je Suis Une Légende« , je crois qu’il n’y a rien que je pourrai vous apprendre. Jetons-nous donc directement dans l’arène, et que la critique commence!

Hunger Games

SYNOPSIS: Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

C’est donc plus d’un an après un premier volet réjouissant-, qui malgré des défauts évidents comme cette impression que le film avait été touché par une énorme grève des opérateurs Steady Cam, reste, après revisionnage, un divertissement de très bonne qualité, -que l’on retrouve cette chère Katniss (ou cette chère Jennifer Lawrence, fraîchement oscarisée à juste titre, c’est comme vous voulez) dans un second volet, dirigé cette fois par Francis Lawrence. Et ce changement de réalisateur est sûrement la meilleure chose qu’il soit arrivée à cette franchise, puisque dans l’ensemble, cet opus est clairement meilleur, et beaucoup plus sympa, que son prédécesseur. Néanmoins, des défauts persistent encore, et leur persistance commence à devenir légèrement frustrante.

Hunger Games

Commençons par les choses qui fâchent, histoire que l’on passe plus vite aux festivités, et le premier point qui fait tiquer, c’est la structure narrative, qui est totalement identique à celle du premier. Si ça fonctionnait dans le film précédent, ici cela donne une amère impression de déjà vu, de répétition, et surtout une impression de remake déguisé en suite, qui reprend les mêmes scènes, aux mêmes moments, mais qui raconte autre chose. Un parti pris au rendu final un peu étrange donc, qui ne permet pas à l’oeuvre de présenter la moindre parcelle d’originalité, ou la moindre prise de risque. Alors on pourra contre argumenter en disant qu’ainsi la saga conserve sa continuité, sans changements brusques, mais le fait est que l’histoire n’avance que très peu, et ne fait qu’esquisser gentiment la tension qui est sensée monter en son sein. Et il n’y a d’ailleurs pas que l’histoire qui est esquissée, puisque les sous-thèmes, pourtant sacrément intéressants, tels que la dystopie, la lutte des classes sociales, la critique de la télé-réalité et de ses limites, etc, souffrent aussi de ce problème. Le film est vraiment très ambitieux, et c’est tout à son honneur, mais il peine grandement à atteindre ses objectifs, et à force de vouloir trop en dire, il finit par ne pas en dire assez, ou d’une façon grossière et pas assez approfondie qui découle sur des clichés manichéens un peu exaspérants. On regrettera donc par conséquent que le film fasse la part belle à sa première partie au détriment de la seconde, dans l’arène, et de la fin, qui sont vraiment expédiées à la va vite, alors qu’on aurait pas craché sur vingt bonnes minutes supplémentaires, et qui s’achèvent certes sur un très beau cliffhanger (un peu pompé sur Matrix Reloaded quand même), mais qui s’achèvent surtout là où tout semble enfin commencer!

Malgré ce paragraphe un peu rude, il faut néanmoins reconnaître que le film reste d’excellente facture, et il semblerait que la saga soit bénie et destinée à proposer un divertissement de qualité à chacun de ses épisodes (c’est en tout cas tout ce qu’on lui souhaite, et tout ce que l’on attend des deux prochains films, mais y’a pas de raisons pour que le contraire se produise). Et le monsieur qu’il faut remercier cette fois-ci, c’est Francis Lawrence. Car dès la première scène, qui présente un ton et une ambiance beaucoup plus sérieuses, dramatiques, et surtout plus froides, le film gagne en crédibilité, et en force émotionnelle. Car oui, grande première, de l’émotion dans L’Embrasement, il y en a à la pelle! Et c’est de la bonne émotion, qui apporte beaucoup à une histoire qui en avait donc vraiment besoin. Mais plus encore, si on doit comparer avec l’opus précédent, force est de constater que celui-ci est à côté une véritable révolution artistique. Visuellement le film est sublime, les effets spéciaux sont beaucoup plus soignés, les fautes de goûts sont beaucoup moins nombreuses (mais il reste encore les costumes  et les maquillages grrrrr), et surtout les décors sont cette fois-ci utilisés et représentés plus judicieusement. Le meilleur exemple étant évidemment l’arène, qui devient un vrai personnage de l’intrigue, menaçant et gardant la tension à un haut niveau, là où celle du précédent se contentait d’être un vulgaire décors peu effrayant. La façon dont celle-ci est pensée, et utilisée dans le déroulement de ce deuxième acte, est tout simplement brillante. Tout ceci nous fait d’ailleurs habilement oublier le côté grand public et un peu gentillet de la saga, qui au lieu de casser les jambes de ses cadreurs durant les moments violents pour pas trop en montrer, fait le choix d’utiliser une violence beaucoup moins graphique, mais beaucoup plus brusque, pour un résultat violemment jouissif. Côté casting, là aussi rien à redire si ce n’est qu’on saluera par une holla l’arrivée de Philip Seymour Hoffman, et qu’en tant que mecs, on appréciera, en plus de notre Jenny d’amour (problem?), la présence sexy de Jena Malone.

Hunger Games

EN CONCLUSION

Francis Lawrence débarque et offre un second opus beaucoup plus convaincant à la saga Hunger Games, même si celle-ci continue de souffrir de défauts majeurs, et de choix pas toujours judicieux pour son traitement sur grand écran. Il n’en reste pas moins que l’on assiste à un divertissement de bonne qualité, ce qui n’est pas négligeable, qui malgré son final un peu inachevé et frustrant lui collant l’étiquette pas spécialement flatteuse d’épisode de transition, n’annonce que du bon pour les deux films qui lui serviront de conclusion, et je sais pas vous, mais moi j’en trépigne déjà d’impatience!

3,5 étoiles

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5 réflexions sur “[CRITIQUE] « Hunger Games: L’Embrasement », réalisé par Francis Lawrence.

  1. Le cliff pompé sur Matrix ? :o M’étonnerait que Suzanne Collins ait vu Matrix !
    En tout cas je te conseille fortement de lire les livres (qui se lisent très vite), et aussi pour dire que je suis en accord et en désaccord avec pas mal de points (notamment sur ta critique sur le rythme du film, que je trouve étonnement mieux dosé que pendant le livre).

    • Peut-être pas dans le livre, mais dans le film, la dernière scène est identique à la scène de fin de Matrix Reloaded. J’y ai pensé direct pendant la séance. Ils mettaient un « to be continued », et là c’était du copier/coller x) après je ne cite pas ça comme un défaut, car c’en est pas un, mais comme une simple remarque ;)
      Je viens de lire ta critique, mais effectivement moi je n’ai pas lu les livres, et si je dois les lire, ce ne sera pas avant la fin de la saga au cinéma, car je veux vraiment la découvrir en premier au cinéma. Comme en général je prends plus de plaisir devant un film que devant un livre, je me garde ce petit plaisir!

      • Bah justement, dans le livre la scène est quasi-identique de celle du film (sans le « visuel » bien sur) ;-) Puis en terme de fin, c’est loin d’être très original. SPOILERS Ce genre de plan sur le visage d’un personnage ça a été utilisé dans beaucoup de films, mais aussi dans des cliffhangers de séries.

        Dommage de vouloir découvrir les films en premier ^^ Personnellement je suis bien content d’avoir lu tous les livres avant la sortie du premier film, tant ils sont bien plus réussis, profonds et clairs dans leur message. Les films sont bien, mais reste des divertissement jeunesse, loin de l’aspect parfois subversif des bouquins qui les rend véritablement marquant, notamment le premier et le dernier (que j’ai peur de voir au cinéma, tant à quel point il est sanglant et cauchemardesque, anti-cinématographique au possible… à moins de remanier le scénario, ils seront obligé de le rendre un minimum violent si ils veulent que ça soit regardable).

  2. Je suis d’accord avec les points négatifs que tu as soulignés. Les aspects de la révolte et tout ce qui se passent à côté ne sont pas assez soulignés et mit en valeurs mais quand on regarde le film dure déjà 2h26. Et ce deuxième opus est celui de transition entre le 1 et le 3 ce qui fait qu’il est long ( ce qui ne ma pas du tout dérangé ).

    Je suis comme toi je préfère visionner les films d’abord puis lire les livres. J’ai d’ailleurs commencé le deux et jusqu’à présent à part deux ou trois scènes, tout ce qui concerne la révolte, l’embrassement se trouvent dans le film donc ma foi erreur du réalisateur sur ce point mais je tient à signaler qu’il a fait un travail remarquable par rapport au premier et qu’il à très bien adapté le livre.

  3. Quel ennui! Il ne se passe rien dans ce film. La violence est digne d’un Disney de noel, le contexte inintéressant au possible, les personnages semblent avoir 8 ans (« Quelle est ta couler préférée? » est la seule question intime que Peeta a l’idée de poser à Katniss).
    Désespérant!

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